Je recherche de nouvelles façons de mettre en scène le corps et aussi mon corps. Ce corps de danseuse, formé, je le mets en tension entre une idée de la virtuosité et celle de la vulnérabilité.
Je tente de montrer une réalité brute, douloureuse, presque trash à l’intérieure des codes et conventions du spectacle, son narcissisme, sa boite noire. Au l de mes projets je cite le ballet romantique où les émotions sont exacerbées à la fois fausses et réelles, et où mentir sur scène peux faire jaillir (émerger) la vérité. J’aime remettre en jeu nôtre rapport au «spectacle» et à sa nécessité en reproduisant cette idée de « malaise emphatique ». J’expérimente pour désigner une frontière poétique entre narcissisme et voyeurisme avec le regard du spectateur. Mes projets chorégraphiques sont traversés par des miroirs, de l’eau, des yeux, des chagrins d’amour, du rêve, des métamorphoses et des animaux. J’y travaille sur des formes en retenue, le contrôle de la chute, l’esthétisation du désespoir et de la douleur. Ici la danseuse à été entrainée, désirée, montrée sur un petit coussin de plumes puis blessée, brutalisée, mangée.
Attirée par les formats nouveaux, virtuels, je tente de créer des scènes qui tiennent au creux de la main et rendent visible notre rapport intime avec la/les représentation/s. J’envisage l’hyper vulnérabilité comme une méthode et une arme contre la normalisation de la mise en scène des émotions d’une jeunesse où nous sommes tous pareils : hyper intime.

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